Points d’observations

« Conf’errance » de l’artiste Stéphane Gilles en ce jour du 03 décembre 2011 dans l’aire de la Source Reilhac , au lieu dit la Soucoupe Volante.

Organisée par la ville du Tampon, par l’Atelier Jules Hermann et LERKA, par le Comité d’Observation du Piton Tortue.

Marquée par les interventions de Julien Blaine, Claude Caillol, Jean Sébastien Clain, Dominique Ficot, Cristian Floy Jalma, Nicolas Gérodou et Antoine du Vignaux.

Pictotortue (S. Gilles)



















« En ce jour d’observation dans ce lieu mythique de la Soucoupe Volante, aux pieds des pitons de La Source et Grand-Mère, nous nous réunissons pour révéler les Cartes d’Observations du Piton Tortue. C’est une grande première car jamais jusqu’à ce matin, ces documents précieux n’avaient été officiellement montrés. Je remercie donc tous les observateurs et tous les artistes présents, comme les absents, le Copt, Lerka, l’Atelier Jules Hermann, toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cet immense travail, et qui m’ont permis de rendre publique ces fameuses cartes du Piton Tortue.

(…) Longtemps, ce lieu a été minutieusement observé, des signes collectés et des plans dessinés. Mais peu de monde savait. Alors fallait-il communiquer autour du Piton Tortue et dévoiler l’envers du lieu ? Comment les gens allaient-ils interpréter ces renseignements ? Était-ce sérieux ? Des cartes réelles ou imaginaires ? Y verrait-on une nouvelle utopie ? Ésotéristes ou mystiques y amèneraient-ils leurs adeptes ? Artistes et poètes y viendraient-ils chercher l’inspiration ? Y aurait-il un afflux de touristes ? Pour quels impacts sur la flore et la faune ? Y avait-il un risque ? Tant d’interrogations ! Certainement, on allait en parler. Chacun y trouverait ses explications, commenterait les symboles, se poserait mille autres questions. Et chacun irait s’approprier son rêve. Être libre !

(…) En son temps, le visionnaire Jules Hermann parcourait cette magnifique plaine, passionné par ce relief grandiose. Plus au nord, on sait qu’il avait étudié en profondeur la Montagne de Saint-Denis, révélant un monument sculpté par nos ancêtres les Lémuriens. Lisez ses Révélations du Grand Océan ! Pour lui, tout était gravé devant nos yeux. Il fallait savoir entrevoir et déchiffrer les codes, comprendre et transmettre cette histoire de l’origine de l’humanité. À l’affût du moindre signe dans le paysage, Jules Hermann arpentait ce bout de terre volcanique de l’océan Indien, vestige du continent jadis englouti. Mais soupçonnait-il que l’un de ses pitons de la Plaine des Cafres était placé sur l’ancienne capitale de la Lémurie ? Imaginait-il que Piton Tortue était qualifié de Centre de l’Univers par ses habitants ?

(…) Étrange coincidence ! Un siècle après Jules Hermann, j’avais marché sur ce vieux cratère, méconnaissant son poème Le Mirage aux Pitons Bleus et même l’existence du poète réunionnais. J’y étais juste allé car attiré par un nom écrit sur la carte de La Réunion, en tout petit au centre de l’île : Tortue. Je n’avais pas encore imaginé que je venais d’ouvrir une porte gigantesque. » S. Gilles, Conf’errance du 03/12/11 (extrait), la Soucoupe Volante.